Les objets connectés : la data, comme source de création de valeur

Les objets connectés : la data, comme source de création de valeur

Tout d’abord, il convient de préciser que l’écosystème des objets connectés est potentiellement sans limite, il regroupe tous les outils permettant de simplifier l’interaction entre l’homme et l’objet, et d’en faciliter l’usage.

L’Apple Watch est enfin dévoilée ! Apple WatchLa première montre connectée de la marque à la pomme a été présentée lors de la célèbre et très attendue conférence Apple du 9 septembre dernier.

Connexion NFC pour payer avec Apple Pay, fonctionnalité permettant de téléphoner, d’utiliser SIRI, bracelet connecté pour suivre son activité physique, toutes ces fonctionnalités, encore réservées aujourd’hui aux happy few, seront-elles dans les années à venir des éléments du quotidien comme le réfrigérateur ou le PC ? La réponse, nous le verrons, est indiscutablement positive.

La maison comme socle des évolutions de la connectique

Tout d’abord, il convient de préciser que l’écosystème des objets connectés est potentiellement sans limite, il regroupe tous les outils permettant de simplifier l’interaction entre l’homme et l’objet, et d’en faciliter l’usage. Dans ce cadre, tout est possible : réfrigérateur intelligent, compteur EDF connecté, système d’alarme, domotique… Bref tout ce qui embarque ou peut embarquer un tant soit peu d’électronique est susceptible d’être un jour un objet connecté ! Selon Cisco, 99,4% des objets susceptibles d’être connectés aujourd’hui à internet ne le sont pas encore, cela donne une perspective du marché potentiel…

Chez SFR, la nouvelle Box Home intègre par exemple un système d’alarme intelligent qui offre notamment la possibilité de surveiller son domicile en temps réel depuis son smartphone.

LA BOX HOME DE SFR

LA BOX HOME DE SFR

Cette innovation n’est pas une opération marketing tactique mais bien une des premières briques de la stratégie de l’opérateur pour devenir LA plateforme connectée du foyer comme nous l’indique Emmanuelle Anglade*, directrice marketing et produit de SFR. Des discussions contractuelles plus ou moins avancées sont d’ailleurs en cours avec des sociétés comme Logo Legrandpour faire de la box de SFR une plateforme ouverte à l’intégration de tiers. A ce titre, SFR confirme discuter avec tous les partenaires potentiels sur les verticales importantes du contrôle de la maison (sécurité, domotique, énergie/chauffage et confort).

L’enjeu est de taille pour ces entreprises qui n’ont ni la technologie pour réaliser leur propre réseau de communication ni la compétence de gestion du client final comme peut l’avoir l’industrie des telecoms. A travers ces partenariats, ces sociétés de produits connectés s’ouvrent un marché de plusieurs millions de clients (SFR communique aujourd’hui sur plus de 5 millions de clients abonnés à l’internet haut débit et plus de 20 millions de clients mobiles).

Dernière illustration de l’éventail des possibilités de la connectique : la Smart City.

Chez les concessionnaires d’énergie, deux axes sont aujourd’hui les priorités des directions de l’innovation : la connectique des produits maisons (identique à la proposition de SFR) et la connectique des villes, ce que l’on appelle la Smart City.

Smart City

Smart City

La Smart City, ou ville intelligente, n’est pas une vision geek de la ville de demain. La Smart City répond à un triple enjeu environnemental, financier et sociétal. Pour répondre aux nouveaux engagements internationaux de protection de la planète (cf. les accords de Kyoto), la ville de demain devra mieux respecter l’environnement et favoriser les pratiques réductrices des pollutions dans un contexte de croissance de sa population (en 2050, les villes accueilleront 70% de la population mondiale).

Par ailleurs, la situation économique et politique d’un certain nombre de grands pays dont la France engendre une prise de conscience des villes sur la nécessité impérieuse de s’engager dans une réduction des dépenses publiques à l’instar de ce qui est fait au niveau gouvernemental. Enfin, la révolution numérique a engendré des modifications profondes de la société que la ville, en tant que territoire social, doit intégrer.

Dans ce cadre, les dernières technologies sont le moyen de répondre à ces enjeux et les exemples se multiplient.

La ville de Nice par exemple a appliqué ce concept de Smart City avec des applications très concrètes : les bennes à ordures équipées de capteurs préviennent le service des éboueurs quand elles sont pleines, ou encore les lampadaires à luminosité variable (en fonction de la présence ou non de passants).

La ville de Besançon s’est également lancée dans une démarche Smart City à travers un projet ambitieux de réduction de 50% de la facture énergétique liée à son éclairage avec l’installation de capteurs permettant de mettre la ville en veilleuse de 22h à 6h et permettant également de corréler la consommation d’énergie liée au chauffage en gérant de façon optimum les périodes de pic de consommation de chauffage.

Les exemples sont donc nombreux et toutes les grandes capitales ont désormais leur programme Smart City. Nous pouvons vous conseiller de vous rendre sur smartcity.fr pour en savoir plus.

Ainsi les applications de la connectique sont, comme nous venons de le voir, à la fois déjà une réalité dans certains secteurs et à la fois les prémices d’un monde connecté sans limite mais quel est exactement ce monde illimité dont nous parlons ici, c’est ce que nous allons voir dans la deuxième partie de cet article.

(*) Diplômée de Polytechnique, après un passage de trois ans chez Ernst & Young, Emmanuelle Anglade a successivement occupé les postes de Directrice de Programme chez Neuf Cegetel, de Directrice CRM chez SFR et enfin Directrice Marketing Marché Haut Débit chez SFR, poste qu’elle occupe actuellement. Outre la direction du Marketing Marché Haut Débit, elle dirige également le Marketing Produit du Foyer.

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