La BI 2.0 : l’opportunité d’un changement culturel radical pour les entreprises – 2/3

La BI 2.0 : l’opportunité d’un changement culturel radical pour les entreprises – 2/3

Les technologies 2.0 : un apport essentiel à la Business Intelligence

La deuxième vision considère, à l’inverse, que les technologies 2.0 simplifieront la gestion de situations complexes : les nouvelles technologies ne doivent pas être vues comme une « sur-couche » à intégrer aux technologies existantes mais plutôt comme un moyen supplémentaire d’aide à la prise de décisions individuelles et collectives.

Bien exploitées, les caractéristiques d’immédiateté et de « non structuration » des informations 2.0 sont alors totalement en phase avec celles de « bonne information communiquée à la bonne personne au bon moment » de la BI.

Un exemple : les fils rss ou Atom (2) ont été conçus comme des moyens simples d’être alerté dès qu’une nouveauté est intervenue sur un site. Appliqués à la BI, ces « fils d’actualité » peuvent informer les utilisateurs d’une base de données dès l’apparition d’un fait nouveau (mise à jour, anomalies de fonctionnement, données absentes…) sans qu’ils aient besoin de se connecter pour le connaître en détail (« la bonne information au bon moment »). Les formats explicites de ces fils (titre, texte, date…) sont tels que l’information peut être également aisément filtrée et classée selon les critères prédéfinis.

Ces principes font écho à ceux énoncés sur le site de Soft Computing avec la constatation « que le pilotage est progressivement passé d’une logique différée à un temps « commercial » voire instantané tant dans la mise à disposition de l’information que dans le feedback de la décision qu’elle peut engendrer ».

Des gains de productivité importants

Plus largement, ce schéma est applicable aux rapports et indicateurs générés par un outil BI. A terme, nous pouvons imaginer la création d’une bibliothèque 2.0 ouverte et interactive qui, structurée par thèmes (anomalies, rapports, dictionnaire…), non seulement facilitera la transmission des informations mais remplacera les multiples actuels documents et supports annexés aux outils actuels (requêtes, dictionnaire de données, analyses…).

Ces nouveaux outils de partage permettront également la mise en place de « travaux croisés » entre différents groupes de travail, rendant alors l’entreprise plus efficace et efficiente.

Le système n’est alors plus considéré comme un outil qui pousse des informations vers le consommateur de données et contraint par des critères technologiques.

La prise de décisions facilitée par la liberté de communication

Ainsi, les usages 2.0 produisent une liberté d’échanges et de communication en :

  • effaçant les intermédiaires, les utilisateurs deviennent plus autonomes (cf. Soft Computing)
  • gommant les problématiques de hiérarchie (la fin du fameux modèle pyramidal ?),
  • instaurant un état d’esprit d’entreprise « communautaire » (via un blog dédié par exemple),
  • facilitant l’émergence d’avis personnels et d’idées originales,
  • créant une dynamique relationnelle via l’émulation et d’éventuels rebonds sur ces mêmes avis.

A la fois enrichie et libérée, la prise de décisions est in fine facilitée par les usages 2.0.

Les difficultés que risquent de rencontrer les utilisateurs de la BI 2.0 décrites précédemment peuvent être contournées par des solutions bien définies. D’ores et déjà, nous pouvons en souligner une capitale : pour être efficaces, les solutions de BI doivent être régies par un système organisé et dédié.

Ainsi, seuls les indicateurs pertinents seront publiés et remontés vers les utilisateurs à des fins de décisions pertinentes. Et dans le cadre des nouvelles technologies, ce système devra évoluer vers une organisation adaptée aux modes de consommation 2.0 des données (en phase avec le KM 2.0 – Knowledge Management de nouvelle génération).

Cette organisation devra également définir les objectifs auxquels devront répondre les applications dédiées : la BI saura alors exploiter les ressources du web 2.0 en se fixant notamment comme cible :

  1. la mise à disposition de données de référence de qualité
  2. l’accès libre et sans contrainte aux instruments d’analyse
  3. la constitution simplifiée de tableaux de bord dont les règles de gestion (indicateurs et axes d’analyse) seront régies par un système défini.

(2) Les fils ou flux rss 2.0 (Really Simple Syndication) et Atom permettent de lire les nouveautés diffusées sur un site web, à l’instar d’un fil d’actualité d’une agence de presse. L’utilisateur peut lire ces nouveautés dans une seule application sans avoir à se connecter sur chaque site.

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